[Journée d'étude] José Bergamín et la France (2008)

Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), salle au 1er étage. 23 de mayo de 2008. Université Paris-X-Nanterre

 
Organizadores: Iván López Cabello y Yves Roullière
 
Avec le concours du Centre de recherches ibériques et ibéro-américaines (CRIIA, EA 369) de l’Université Paris X, Groupe de recherches résistances et exils (GREX), Groupe de recherches idéologies, sociétés et représentations (GRISOR).

 

En collaboration avec le Grupo de Estudios de Historia Actual (GEHA, PAI-HUM 315) de l’Université de Cadix et avec l’appui de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), Maison de l’Europe contemporaine (MEC), Asociación de Historia Actual (AHA).

 

José Bergamín et la France

L’étroite relation qu’a entretenue José Bergamín (1895-1983) avec la France sera abordée pour la première fois : depuis sa francophilie quasi “ native ” avec son institutrice française jusqu’à l’exil au Pays basque, à la frontière française. Plus que la plupart des écrivains de sa génération, Bergamín peut être considéré comme un afrancesado, mais, à la manière de son maître Manuel de Falla, sa francophilie l’aidera à mieux cerner l’irréductible singularité du peuple espagnol.

En outre, Bergamín entretint de nombreuses relations personnelles avec des intellectuels français, grâce notamment aux liens étroits entre sa revue Cruz y Raya et Esprit. Ces amitiés furent parfois déçues durant la guerre civile (Claudel, Max Jacob, Gide...). Par contre, à cette même époque où, avec Max Aub, il était attaché culturel à l’ambassade d’Espagne à Paris, des amitiés se renforcèrent (Cassou, Maritain, Mounier, Malraux, Aveline, Martin-Chauffier...) et d’autres se nouèrent (Mauriac, Bernanos, Éluard, Pierre Emmanuel...).

L’exil en Amérique latine (1939-1954) le coupe durablement de la France. Le gouvernement espagnol lui ayant refusé un visa d’entrée, le retour en France (1955-1958) eut pour but de se rapprocher et de chercher des appuis pour pouvoir retourner au pays. Il est hébergé à la Maison du Mexique (Cité Universitaire). Ces quatre années à Paris seront longues et pénibles, même s’il renoue avec la pratique religieuse (grâce à l’abbé Pezeril) et avec la veine poétique qu’il cultivera jusqu’à sa mort.

 

Le second exil (1964-1970) aussi sera mal vécu. Il fait suite à une expulsion d’Espagne pour des raisons politiques. Mais il est aussitôt entouré de ses amis (singulièrement Malraux, qui le fera nommer commandeur de l’ordre national des Arts et des Lettres) et de jeunes “ muses ”. Cette longue attente dans une France dont les débats politiques et littéraires semblent l’indifférer sera toutefois allégée par Mai 68, qu’il vit avec enthousiasme. Cette révolte partie de Nanterre le 22 mars justifie le lieu de notre commémoration, vingt-cinq ans après la mort de Bergamín.

 


Matinée
9h30-10h30
Ouverture de la journée d’étude
Marie-Claude Chaput (Université Paris X-Nanterre), Julio Pérez Serrano (Université de Cadix) et Jean Canavaggio (Université Paris X-Nanterre)
Florence Delay, de l'Académie française (Université Paris III, écrivain, traductrice): Aux frontières

 

10h30-12h00
Modérateur : Bernard Sicot (Université Paris X-Nanterre)
Yves Roullière (essayiste, traducteur): Le premier Bergamín (1920-1940) et la France : influences et défiances
Nigel Dennis (Université de St Andrews): Historial del poeta José Bergamín : la significación de los años 50 en París

 

Après-midi

 

14h00-15h00
Modérateur : Julio Pérez Serrano
Joaquín Piñeiro Blanca (Université de Cadix): El “ idealismo andaluz ” en Rodolfo Halffter y José Bergamín : Don Lindo de Almería
Iván López Cabello (Universités Paris X-Nanterre et Cadix): Décades bergamasques : les entretiens du second exil à Paris

 

15h00-17h00
Témoignages

 

Roselyne Chenu, présentée par Yves Roullière: Le premier exil de José Bergamín à Paris (1955-1958)

 

Table ronde Bergamín entre muses et méduses
Chacune des neuf sections du recueil de poèmes de Bergamín intitulé La claridad desierta est inspirée par une de ses amies du second exil à Paris: Florence Delay, Ana Vázquez de Parga, Ginevra Bompiani...

Clôture et vin d’honneur